VENOSC Office du Tourisme
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L'été à Venosc
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ICOR Réalisation

  un rapide historique
Le colportage
L'ardoisière de Venosc
La vie rurale à Venosc
La création de la station des 2 Alpes
Le patois aujourd'hui

Pour en savoir plus, des randonnées visite guidées gratuites du village et des hameaux sont organisées 1 fois par semaine pour vous faire découvrir le patrimoine de Venosc et son histoire.


Rapide historique de Venosc

 

L'ancien pont de Bourg d'Arud La vallée du Vénéon fut une vallée fermée pendant des siècles, refuge de peuplades primitives sillonnée par les tribus ligures. De nombreux vestiges ont été restrouvés (objets en bronze, sépulture et le tracé du chemin de l'Alpe de Venosc -actuel sentier de découverte des 2 Alpes).Les premiers habitants de la vallée se sont installés vers 7500 avant Jésus-Christ. Ils vivaient ici parce qu'il y avait beaucoup d'animaux à chasser, de nombreuses plantes pour la cueillette, de nombreux silex et quartz pour fabriquer des outils.

1000 ans
Passage des caravaniers, charbonnage et chasse

Du Xème au XVIème siècle
Les premiers relais s'installent (auberges, guides, chevaux). La vie paysanne s'organise (récoltes diverses : foin, blé,orge, chanvre..).

Au XVIIème et XVIIIème siècle
Des visiteurs de marque commencent à sillonner la vallée (ingénieurs, topographes du roi, botanistes, géologues..) A voir aujourd'hui : Le Château de la Muzelle, la chapelle St Sauveur, La Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs, le cadran solaire datant de 1669, l'Eglise avec son retable du XVIIème et son clocher du XIVème siècle.

Au XIXème siècle
Venosc devient la capitale du colportage, ses fleuristes parcourent la France puis l'étranger. Les paysans, bergers, cristalliers, ardoisiers deviennent pour la plupart guides.
Le chateau de la Muzelle jadis...

Au XXème siècle Petit à petit l'agriculture est délaissé... La station des 2 Alpes nait et propose des emplois aux paysans qui deviennent alors perchmann, serveurs...Venosc est devenu le petit village artisanal et touristique d'aujourd'hui.


LES COLPORTEURS

« Le colporteur, était un marchand ambulant qui proposait une foule de petites choses à qui voulait bien lui ouvrir sa porte. Pratiqué depuis fort longtemps par les paysans de l’Oisans, cette activité, toujours saisonnière, apportait de l’argent frais permettant le paiement de l’impôt et l’achat d’articles non produits par l’économie familiale »

Au XVIIIème siècle, les colporteurs vendent des produits locaux (lainage, toile de chanvre, vaisselle de bois…); puis le contenu des malles se diversifie avant de se spécialiser au XIXème siècle. A Venosc dominent les épiciers-grainetiers et les quincailliers. Les voyages s’effectuent d’abord à pied, puis la réussite leur permettaient parfois de s’offrir une charrette et un mulet.

Les fleuristes: A l’origine ces cultivateurs vendaient des fleurs des Alpes dans un simple mouchoir noué, emprisonnant quelques graines, quelques oignons arrachés de la terre avant le gel. Avec l’essor du train, le commerce s’intensifie, l’approvisionnement se fait alors dans les régions horticoles. L’organisation s’améliore, le colporteurs établit des commandes, les prend chez son grossiste et le redistribue lors de sa tournée. Le colportage de fleurs est de loin l’activité la plus rémunératrice mais il ne faut pas oublier que pour un enrichi, nombreux étaient ceux qui étaient ruinés! Ces colporteurs qui vendaient des graines s’aidaient de dessins représentant les fleurs que seraient plus tard les semences. Ces dessins sont appelés planches et sont l’ancêtre du  « catalogue ».


LA VIE RURALE

La vie des habitants de Venosc était régulée sur le rythme de la nature. L’hiver était long et dur, et l’été servait à préparer cet hiver. Dans les années 50, pour les travaux des champs il n’y avait pas de machines, quelques charrues à bras, tirées par les mulets lorsque la pente le permettait.

Au printemps : Les labours

A partir du mois d’avril, il fallait tous les ans, « porter la broue » c’est à dire remonter dans des corbeilles, la terre qui s’était accumulée en bas des pentes. La terre chargée dans les paniers ou les hottes était transportée à dos d’hommes, de femmes ou de mulets en haut du champ. Pendant le labour, tout le monde enlevait les pierres qui surgissaient du sol. Il fallait ensuite semer, sarcler les céréales de printemps, biner les pommes de terre, moissonner, engranger et battre le petit blé, l’orge ou l’avoine…. A partir du mois de mai, les animaux sortaient des étables et étaient rentrés le soir

L’été : la saison des alpages

A partir de juin, les familles « ammontagnent » à l’Alpe. Tout l’été, les hommes fauchent alors les prairies, ils récoltent les céréales et les foins des alpages. Le foin est engrangé dans les chalets d’alpage pour sécher, les céréales sont battues. 2 ou 3 paysans hiverneront alors là-haut avec leurs bêtes qui consommeront sur place les foins ramassés. Les autres paysans (en majorité) descendent à dos de mulets leur ballot de foin (« les balons »), quelques fois relayés par le câble reliant l’Alpe de Venosc à la ville d’en haut puis plus tard par le câble reliant le Sellier à l’Alpe.

L’automne :

A partir de septembre : Les familles redescendent pour les travaux d’automne : la fauche du regain, les labours, l’arrachage des pommes de terre. Elles font « la feuille des chèvres » (c’est à dire qu’elles réalisent des fagots cerclés d’une branche souple pour les entasser dans les greniers des granges à l’abri de la lumière afin que les feuilles ne tombent pas, les chèvres apprécieront cette nourriture de dépannage en hiver).


La création de la station des 2 Alpes

Cette station touristique était un plateau d'alpage avant la Deuxième Guerre mondiale que les habitants de Venosc et de Mont de Lans majoritairement agriculteurs utilisaient pour faire le foin et garder leur troupeau pendant l'été.

C'est avec l'industrie du ski que Les Deux Alpes est devenue une grande ville de 30000 habitants.

En 1879 :
Pierre Balme un Venoquain voit l'opportunité d'attirer les touristes durant l'été et ouvre l'hôtel Balme (aujourd'hui Chalet Mounier). Rapidement les chalets des paysans sont devenus des auberges, des hôtels et des refuges pour les touristes.

En 1932
Mme Tessa a été la première personne vivant aux Deux Alpes à l'année. Elle ouvre un refuge aux Deux Alpes durant toute l'année.

En 1935
l'hôtel Mounier accueille plusieurs skieurs pendant la période de Noël et de Pâques

En 1939
Jules Carrel, un jeune moniteur de ski de La Bérarde, a un objectif: développer le plateau et créer une célèbre station de sports d'hiver. Des remontées mécaniques sont alors construites de manière à développer la station de ski

En 1955
de nombreux hôtels sont ouverts pour accueillir les touristes.

En 1972
Venosc et Mont de Lans, sont reliés à la station de ski en téléphérique.

Venosc et son patois

Venosc se situe dans le domaine provençal alpin, zone très riche au niveau linguistique. Ce village a connu un développement du tourisme, rapide et très particulier, accélérant ainsi la disparition du patois. Ceci a amené les derniers patoisants regroupés en "association" à maintenir par leurs réunions et leurs activités, leur patois et de créer ainsi un dictionnaire patois/francais.
Ces réunions se déroulent l'hiver, 1 fois par semaine, à la bibliothèque de Venosc avec les derniers patoisants de Venosc, qui avec leur amour pour la langue et leur pays, se remémorent "la nostalgie d'un passé".

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